jeudi 31 janvier 2008

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Fin ! C'est ainsi que l'aventure de ce blog, aussi courte qu'éphémère, se termine. En ayant une pensée pour les lecteurs qui auront ri, souri, pioché quelques jeux de mots ou même seront passés à côté de quelques-uns que seul leur auteur aura compris.

mercredi 30 janvier 2008

Tic et Tac tiquent sur la tactique


(sur une idée de Ryan R.)

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Promesse tenue (c'était Palace)

(sur une idée de Thibault)

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mardi 29 janvier 2008

(Et je t'ai dit) n'importe quoi

Pour patienter quelque peu, un nouvel emprunt hilarant (si, si) au site «Démesure du possible». En attendant dans les prochains jours une réaction d’Eurodisney à l’union Sarkozy-Bruni, et une solution miraculeuse aux dérives boursières même pas entendue à la télé.

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lundi 28 janvier 2008

La propriété c’est le vol (Bollorair)




Il aura donc fallu une publicité stupide de Ryanair pour déclencher les foudres de l’Élysée. La présidence française a en effet jugé lundi «inacceptable» une publicité, parue dans Le Parisien, de la compagnie aérienne irlandaise low-cost. Et de déplacer moult avocats et courants d’air pour voir quelles poursuites judiciaires peuvent être engagées. Tant de vent brassé, ça donnerait presque envie de repartir aux frais de la princesse. Quand bien même nous serions en République, les princes et rois du pétrole, ç’a toujours eu les faveurs de nos puissants. Alors va pour le vroum !

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dimanche 27 janvier 2008

Coca-Cola tacle la violence (aïe)

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Sous l’égide de la Fédération française de football (FFF) et de la Ligue du football amateur (LFA), Coca-Cola a donc décidé de «promouvoir les valeurs positives du football» (*). On avait déjà eu droit aux bracelets de Nike mettant fin au racisme et à la haine entre les peuples. Et, sans doute pris d’un accès de naïveté, je pensais que le Coq sportif voulait lutter contre la faim dans le monde, avant de me rendre compte que ça ferait des nuggets lourds sur les talons.

Bon. Que Nike affirme être indifférent à la couleur de peau de ses travailleurs du Tiers-monde, que Puma veuille faire croire que de jeunes Africains rejoindront plus vite l’Atlantide (via des embarcations trouées) avec leurs chaussures aux pieds, on peut le comprendre, ça fait toujours de la bonne conscience à placer à côté du foie gras les soirs de fête.

Mais Coca-Cola ? Que vient faire la marque aux plusieurs parfums (Zéro, Cherry, et bientôt Zéro Cherry pour les célibataires moches) dans cette philanthropie footballistique de façade ? Surtout en mettant en place tout un dispositif de «protocole» à respecter, avec des gens qui écrivent qu’on a bien serré la main de l’équipe adverse avant et après la rencontre, dans un esprit de pur fair-play et sans violence, ouh là surtout pas de violence.

Ce dispositif paraissait trop complexe, trop volontariste ; il semblait cacher quelque chose. C’est pourquoi blogcruel a décidé d’enquêter. En exclusivité – une de plus sur ce site décidément peu avare en termes de scoops – nous avons pu nous procurer les premiers documents de travail de la firme américaine. Et on comprend quand même un peu mieux. N’empêche, c’est vrai que Coca-Cola empêche la violence sur les terrains de foot.

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(*) Lors de chaque match officiel des catégories 13 et 15 ans, chaque équipe s’engage à respecter la charte « On parle tous football » au cours de la rencontre. Dûment remplie, une feuille de protocole consigne la façon dont ont été « valorisés les comportements positifs sur et en dehors des terrains ». Et comme ça ne rigole pas, on peut même gagner des trucs.

Pour plus d’informations, cliquer :

www.fff.fr/onparletousfootball

www.coca-cola.fr/html/on-parle-tous-football.html

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mercredi 23 janvier 2008

Carla Bruni : la photo choc

«C’est une audace inconsidérée dans l’histoire de la Cinquième République», a laissé échapper, quelque peu pantois, David Martinon, le porte-parole de l’Elysée. Ce proche de Nicolas Sarkozy n’a ainsi pas pu honorer son devoir de réserve lorsqu’il a appris l’existence de cette photo de Carla Bruni, si habillée qu’on ne la reconnaît même pas. «On était tellement habitué à la voir à poil, dans toutes les positions et dans tous les médias, que cette photographie a forcément provoqué un choc.» L’ex-mannequin et future chanteuse (son premier album s’étant bien vendu au rayon «Sons de la nature» chez Nature & Découvertes, il se murmure qu’elle pourrait poursuivre une carrière vocale ; il se murmure, évidemment, et rien de plus) a promis que ce serait la dernière, mais on évoque déjà un contrat avec GSM Granulats, le célèbre fournisseur de sable en BTP.

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mardi 22 janvier 2008

Bourse molle (Indiana Dow Jones)

La crise financière viendrait des Etats-Unis ? Il est des héros sur lesquels il ne faudrait plus compter.

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lundi 21 janvier 2008

Brice globe pas globe

Empruntant à l’aorte sa soif de sang et au pot-au-feu sa finesse pour le moins douteuse, le pote Hortefeux aurait sans doute mérité mieux qu’un ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement. Mais quelle fonction lui attribuer, qui corresponde à ses valeurs humaines, loin des stéréotypes barbares qu’on lui dicte à tort ?

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Chance incroyable, une réponse a enfin été donnée. Il faut en cela remercier Le Figaro magazine, qui publie une photo plus expressive que mille actes manqués. Et pour ceux dont la culture cinéphile est quelque peu déficiente, un indice leur permettra de faire le lien entre le cliché présenté et l’ambition inavouée qui s’y dissimule. Les premiers qui répondront « Brice de Nice » ne gagneront rien.

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Bac +5 ans

«Nicolas Sarkozy a invité lundi son homologue colombien Alvaro Uribe à n'exclure ‘aucun concours utile’ pour obtenir la libération des femmes et otages malades détenus par les Farc.» (AFP)

Sur les conseils de son ministre du Sous-développement et de la migration neuronale Brice Pierrafeu, il a proposé qu’Ingrid Betancourt passe les oraux de Sciences-Po et aussi ceux de l’école de la magistrature, qu’on rigole un peu.

En cas de succès, il se murmure à l’Elysée que les mêmes épreuves pourraient être proposées aux immigrants étrangers souhaitant s’installer dans notre pays. «Je ne suis pas du tout française. Je n'ai pas de passeport français, j'ai un passeport italien», a toutefois ajouté Carla Bruni avant de donner un coup de boule dans le thorax de Nicolas, en faisant néanmoins une faute d’orthographe à « thorax ».

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dimanche 13 janvier 2008

Cochons dingues

«Une truie transgénique phosphorescente a donné naissance à deux cochonnets, qui peuvent également émettre une lumière verte en pleine obscurité, ont indiqué mercredi les médias chinois», nous apprend l’AFP. Tel qu’on peut en juger, ça fait des photos très sympas. En plus, la dernière fois qu’on avait vu un truc vert pendant la nuit, c’était Dominique Voynet qui pleurait dans son local vide le soir de l’élection présidentielle. On ne peut donc qu’accueillir cette information avec plaisir.

L’article, toutefois, se hâte de livrer des raisons scientifiques, et d'expliquer comment qu’on veut «suivre le développement des tissus quand des cellules souches sont employées pour générer de nouveaux organes humains destinés à en remplacer d’autres déficients». C’est joli comme formule, on dirait presque qu’on évoque un remaniement ministériel avec Jacques Toubon (la vieille souche) qui remplace Rachida Dati.

Mais quand même. A-t-on pensé aux petits enfants, dont les cochons nourrissent, l’estomac certes, sous forme de plastique rose lyophilisé, mais aussi l’imagination, grâce aux contes de fées et autres allégories ? Et Les Trois Petits Cochons, alors, hein, qui a pensé aux histoires que l’on narrera à nos progénitures dans les années à venir ?

Heureusement, blogcruel a pensé à tout. Pour anticiper un avenir où la science détruira ce qu’il reste d’humanité et de fantaisie, voici en exclusivité la version 2020 des Trois Petits Cochons. Et franchement, ça va moins pouffer dans les couffins.

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Il était une fois trois petits cochons verts phosphorescents transgéniques radioactifs avec sans doute plein d’autres adjectifs inquiétants : Nif, Naf, et Gnouf, ainsi surnommé parce qu’il avait passé un mois en prison pour avoir aidé José Bové à brouter un champ de maïs.

Un jour, ils voulurent quitter le bourbier familial pour découvrir le monde. Nif décida de bâtir une maison de paille ; ainsi il avait du temps libre pour danser et chanter. En plus, grâce à ses poils fluorescents, il assurait en discothèque, c'était la fièvre aphteuse du samedi soir.

Vint un loup, qui montra patte blanche ; non point qu’il avait revêtu un gant pâle, mais on y avait greffé un gène albinos rien que pour rigoler. Il souffla si fort que la maison s'envola. Il mangea le cochon, non sans dire : «Cette couleur verte me rappelle les brocolis de chez Flunch.»

Naf prit un peu plus de temps et bâtit une maison de brindilles, plus solide que la précédente, ce qui lui laissait seulement le temps de chanter. Malgré son look Tecktonik, il se contentait de fredonner du Tokio Hotel, dont le chanteur partageait sa coiffure. Le loup, pas rassasié, souffla si fort que la maison s'envola. Il mangea le cochon, non sans ajouter : «Cette teinte verte m'évoque les endives de la 'végétarienne' à Pizza Hut.»

Gnouf, sans doute marqué par son séjour à Fleury-Mérogis, avait construit une maison de briques et de ciment. Le loup souffla si fort qu'il détruisit son unique poumon, l'autre ayant servi à concevoir des maquillages waterproof.

«Si c'est comme ça, je vais passer par la cheminée, comme le père Noël quand on le fit brûler pour arrêter de faire rêver les enfants.»

Ce faisant, il tomba dans une marmite de soupe. Avant de mourir ébouillanté, il dit «Rosebud», qui était la couleur de sa bière favorite, puisqu'on a remplacé le malt par des colorants.

Le petit cochon mangea enfin le loup, non sans remarquer : «Cette couleur blanche me rappelle le foie gras de chez Lidl.»

Puis il vécut sa vie, vert, phosphorescent, transgénique et radioactif, comme tous ses amis morts.

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La semaine prochaine : Blanche-Neige et les Sept Nains, puis Six, puis Cinq, etc., à cause des allergies alimentaires provoqués par l'ajout d'OGM.

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jeudi 10 janvier 2008

Bon surf !

Deux jolies illustrations, encore une fois extraites du site Démesure du possible, pour finir la semaine en douceur. Et pourquoi ne pas en profiter pour prendre le temps de lire les longs articles mis ici en ligne ? Certains sont même intéressants – je ne vous dis toutefois pas lesquels, afin de ne pas gâcher le plaisir de la surprise. Quant à lundi, la journée commencera avec une belle histoire ! Vivement lundi.

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Nécro spirituelle

Vous ne supportez plus Nicolas Sarkozy, et ses vœux vous font un peu plus craindre l'année à venir ? Un scoop Yahoo ! Actualités en cette après-midi nous aide à attendre 2009. Mais d'où vient ce côté Didier Derlich – tant pour le site Internet que pour notre président de la République ?

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mardi 8 janvier 2008

Un max de people pour sauver le pipeau

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Ainsi, il aura fallu qu'une équipe de communication nulle prenne en main le destin de Nicolas Sarkozy. Sourd aux sondages Ipnos et ePhobe, notre président pense donc qu'afficher ses amitiés milliardaires et ses amours ensoleillées avec la chanteuse Carla Bruni – dont les escapades polygames lui ont valu le surnom de «Quelqu'un mardi» – lui assureront une cote de popularité dingue.

Logiquement, passer sous la barre des 50 % n'a pas freiné les ardeurs peopolitiques de notre dirigeant ; au contraire, par la magie de conseillers grotesques, elles l'incitent davantage à creuser cette veine publique et à exhiber ses partis pris.

Grâce à des relations haut placées (les adjoints de Nicolas Sarkozy portent également des talonnettes), nous avons pu nous procurer le programme des prochaines semaines, lorsque le Président s'embourbera inexorablement dans les sondages d'opinion. C'est une nouvelle exclusivité blogcruel.

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Passage en dessous de 40 % : Organisation en grandes pompes du mariage avec Carla Bruni. La cérémonie aura lieu sur le yacht de Vincent Bolloré, avec l'équipe de la Star Academy 7 qui lance la bouteille de champagne contre le bateau. Comme elle se casse très vite, on décide de la surnommer «Maureen».

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Passage en dessous de 35 % : Annonce d'une conférence de presse de huit heures, mais face à des représentants de Gala, Voici, Public et Closer. Il faut toutefois surmonter la difficulté de répondre à une question sur les points noirs du gouvernement – entendus pour la première fois dans leur sens médical.

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Passage en dessous de 30 % : Prise de contact avec Tom Cruise pour jouer un rôle clé dans Mission : Impossible 4. Garder le sourire lorsque ce dernier lui suggère comme sous-titre «Relancer le pouvoir d'achat» ou «Rendre à nouveau crédible la fonction présidentielle». Séances de remise en forme avec Christophe Pinna et Claire Chazal.

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Passage en dessous de 25 % : Premier plan d'urgence. Organiser une séance de photos (les prévoir légèrement floues) avec Kate Moss dans le studio de Pete Doherty. La presse hésite entre les surnoms «Nicoke» et «Sarcocaïne» pour notre bien-aimé président. En revanche, «Carla Blanchi» est adopté illico par l'ensemble des tabloïds anglais.

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Passage en dessous de 20 % : Retour de Jean-Pierre Raffarin au poste de Premier ministre et de Roselyne Bachelot à l'Ecologie. Finalement, la légalisation des drogues dures n'était pas une si bonne idée.

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Passage en dessous de 15 % : Deuxième plan d'urgence. Contact avec la cellule immobilier d'Endemol pour louer un appartement près du loft de Daniel Ducruet et de la tombe d'Anna Nicole Smith. Épouser en quatrièmes noces un mannequin anorexique qui a témoigné chez Jean-Luc Delarue dans une émission «Comment je m'ai faite violer alors que je croyais poser pour une marque de zizi».

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Passage en dessous de 10 % : Ultime plan d'urgence. Se raser la tête comme Britney Spears, avant de maltraiter des enfants adoptés. Choisir si possible des gamins asiatiques pour relancer les conversations à la fois sur les couples Brad Pitt/Angelina Jolie et Johnny/Laetitia Hallyday.

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Passage en dessous de 5% : Envisager une démission, car enfin la République a des règles qu'il faut bien respecter. Faire élire Dmitri Medvedev au poste de président. Devenir son Premier ministre à vie.

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lundi 7 janvier 2008

CIC : le client n’est plus roi, il est Médor

A moins d’avoir passé ses vacances en Egypte ou dans un centre de rétention administratif, difficile d’être passé à côté du matraquage publicitaire dont nous a gratifié ces derniers jours le CIC, le Crédit industriel et commercial.

Dans une campagne promotionnelle notamment surdiffusée sur Internet et dans les couloirs du métro, un homme préhistorique décidait d’employer un bazooka pour capturer un tyrannosaure puis un mammouth, qu’il tirait in fine par la queue pour le ramener à son foyer. Un gag anachronique qu’on n’avait pas vu depuis Les Visiteurs ou les propositions de Christine Lagarde, et une belle prise pour ce fruste Cro-Magnon, habitué aux cueillettes de groseilles et aux poulets préhistoriques.

Un slogan venait ponctuer ce sketch convenu : «Pour rapporter plus, il faut savoir s’adapter». Sous-entendu : les machettes c’est bon pour le Rwanda, pour s’offrir un bifteck bien épais (un taux de 6 %), sortons l’arme de guerre.

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Nouvelle preuve que l’industrie publicitaire continue d’employer d’énormes ficelles pour séduire le gogo ? Sans doute. Mais pas seulement. Car il y a quelque chose de nouveau, et à la fois très dans l’air du temps dans cette publicité.

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Travailler plus pour travailler plus

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Passons sur cette nécessite de «s’adapter» (sic), nous pauvres Cro-Magnon habitués aux livrets A décoratifs et autres pourcentages mous encadrés par la loi. Arrêtons-nous plutôt sur l’expression «Pour rapporter plus».

Jusqu’à présent, l’image de l’épargne, même « active » ou «évolutive» comme ici (excluons le jeu du boursicotage), était celle d’un paquet d’argent dormant, qui se développait tranquillement dans les coffres protégés d’une banque. La caricature était celle de gros bonhommes suffisamment fortunés pour s’enrichir même sans ne rien faire – sinon placer correctement leurs revenus entre les mains de banquiers diligents.

Or, dans cette publicité, le Cro-Magnon ne se contente pas de «s’adapter» en optant pour le puissant bazooka (qui représente l’offre bancaire révolutionnaire plutôt que le livret à 2 %), mais il s’en va lui-même s’occuper du Tyrannosaurus Rex et du gros mammouth… qu’il rapporte en le tirant par la queue, comme Médor rapporte la baballe (oh, tiens, c’est le même verbe). Le client de la banque ne se contente pas d’être un sous-doué de la finance, heureux de suivre les conseils d’un professionnel, il doit lui-même ramener les fruits de son investissement !

Peut-être est-ce du mauvais esprit, mais on ne peut s’empêcher d’y voir la trace du «Travailler plus pour gagner plus» cher à notre président. Pour gagner plus, même sur son compte épargne, il faut fournir des efforts, manier le bazooka, tabasser le dinosaure et se trimballer les dix tonnes de l’éléphant. Cool. Il faut bosser plus après qu’on a déjà bossé plus.

L’épargne n'est donc plus l’endroit rikiki où on laisse reposer l’argent âprement gagné. Bon ben, on va dépenser ce qui reste en fin de mois. Mais suis-je bête, le pouvoir d’achat est en berne ! Ce n’est pas possible, tout ça, ça doit vraiment être du mauvais esprit en fin de compte.

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dimanche 6 janvier 2008

Miss France : nouvelle photo scandale !


C’est une exclusivité blogcruel : Valérie Bègue est dyslexique ! «J’avais pourtant changé de nom pour ne pas attirer l’attention, mais il fallait bien que quelqu’un le découvre un jour ou l’autre », nous a-t-elle à peu près écrit.

A noter que Valérie Slexique, de Bègles, nous a vertement expliqué qu’il était honteux de se moquer des handicapés. Nous avons fini par être d’accord avec elle, et en éprouver une certaine culpabilité. Mais pourquoi fallait-il qu’elle nous le dise trois fois ? C’est agaçant à la fin.

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jeudi 3 janvier 2008

Le punch Munch

Pour finir la semaine, quelques illustrations hilarantes tirées du site «Démesure du possible» (dont le lien est donné dans la barre latérale). En attendant une fine analyse publicitaire dans l’édition de mardi, parce que lundi, c'est miss France qui sera notre invitée.

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mercredi 2 janvier 2008

Libéral killer (Maniac Copé)

Pour relancer le marché du DVD (divers droite), c’est à un classique du film d’horreur que nous convie le gouvernement. L’intrigue est terrifiante : Jean-François C. se voit confier une mission sur la modernisation du parlement. Adepte de l’hyperlibéralisme et d’une pensée politique publicitaire, il découvre l’iniquité d’un système garanti par les lois. Il revient se venger…

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Ceux qui préfèrent la littérature pourront se tourner vers son dernier ouvrage Promis, j'arrête la langue de bois (Hachette Littératures), dont les ventes ont malheureusement été plombées par le merveilleux rassembleur Juré, dans Astérix aux Jeux olympiques Abraracourcix il est sur un bouclier fiscal, de Nicolas Sarkozy (Que veux-tu que j’Hachette Littératures, coll. Relance du surendettement). Autrement dit, bon film.

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mardi 1 janvier 2008

Nicolas Sarkozy vs Harry Potter



Vendredi 31 décembre, le président de la République présentait ses vœux. Comme plusieurs millions de Français, je zappai aussitôt sur France 3 pour retrouver les rediffusions de Benny Hill ; espoir déçu. J’allai donc ouvrir pour les fêtes une bouteille de vin qui, lui aussi, éprouvait un soudain besoin de respirer.

Par chance, les médias avaient suivi cette allocution. Et me permettaient de saisir le concept clé de son discours d’avant-pouët pouët : l’avènement d’une «politique de civilisation». Le Premier ministre reprenait d’ailleurs cette expression dans la foulée, puisqu’il affirmait se tenir prêt pour des «réformes de civilisation». On a quand même eu de la chance que Nicolas Sarkozy ne se soit pas raclé la gorgé durant sa lecture, car certains journalistes auraient sans doute demandé à François Fillon ce qu’il entendait par «réformes de arheumcivilisation».

Comme je fréquente Yahoo ! Actualités avec un filtre anti-Carla Bruni (je n’ai qu’une mémoire vive de 500 Mo sur mon ordinateur), je savais que, quelques jours plus tôt, le président français avait exposé au Pape les bienfaits indubitables d’une «laïcité positive». Même que Patrick Devedjian avait rappelé qu’il avait bien avant Jean-Marie Bigard remis au goût du jour le « lâcher de salope », mais laissons de côté Anne-Marie Comparini.

Je ne tiens pas forcément en mépris les conseillers en communication de tout poil, car enfin dans les cirques les enfants ont une préférence pour les clowns. Me sentant néanmoins une fibre UMP – surtout après avoir mangé des All-Bran, qui me donnent l’impression de comprendre les circuits gouvernementaux –, j’ai pourtant décidé de donner un coup de main à Bozo et toute son équipe. Voici donc quatre expressions que je laisse à la disposition du président de la République, à même de servir la France et de sujets de conversation lors de dîners mondains. Comme disent les jeunes, ça déchire.

* Un âge d’or sincère : Délaissant les mensonges pour un horizon radieux, cette formule évoque à la fois une relance sans bornes du pouvoir d’achat, une éradication en germe du chômage et des amours présidentielles avec des chanteuses top model qui ne confondent pas le Darfour avec une chaîne d’hypermarchés.

* Un humanisme pragmatique : proposée par Bernard Kouchner malgré l’opposition de Jean-François Copé qui la trouvait trop marxiste, cette expression redonne toute la place de la France dans le monde, c'est-à-dire – en fait, c’est là que le bât blesse, les conseillers de communication sont en train de plancher sur un slogan «peopolitique» qui serait un mélange de «Quelqu’un m’a dit» et de «Qu’il fallait des papiers et une maîtrise parfaite de la langue française». Ça devrait demander encore quelques semaines.

* Un essor formel : Association syntaxique quelque peu vindicative, elle convaincra vos amis du Medef grâce à son côté très terre-à-terre, et saura interroger les rares salariés que vous connaissez sur la vanité de leurs luttes creuses. Sans compter que «l’essor» est une réminiscence sonore des sortilèges que peut lancer Harry Potter, et donc une allusion discrète à la magie qu’est capable de faire naître notre gouvernement.

* Une prospérité prosaïque : Réservé pour les dîners mondains où l’on affiche des bouteilles de vin dont le millésime est inférieur à 1981. Cette expression, qui mêle une assonance et foi inébranlable (mais réaliste) en l’avenir, sera proposée en fin de repas, et assurera un dénouement décontracté.

Autrement dit, bonne année 2008 à tous.

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